Les animaliers de la Vallée des Singes vous font part des dernières actualités du parc concernant les primates qui y sont représentés.
Vous trouverez également des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.

Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 17:03

Notre étude se passe bien. Nous avons visité déjà une vingtaine de sites pour chercher des titis, et  nous avons trouvé des animaux dans douze d'entre eux. Ça ne veut pas dire qu’il en reste beaucoup. La plupart des sites sont des petits fragments de forêt avec seulement 2 ou 3 groupes de titis. Ces fragments vont sûrement disparaître dans les prochaines années, donc ces titis n’ont pas beaucoup d'avenir. Nous espérons trouver bientôt une forêt plus grande avec ces singes, mais je ne pense pas qu’il y en ait. Au cours de l'une de nos expéditions, nous avons visité une gare d’autobus. Notre guide nous a dit qu’il y a souvent des animaux à vendre, bien sûr illégalement. Et oui, très vite nous avons aperçu un singe aussi rare que le titi, un singe laineux à queue dorée.

Cette espèce de singe vit très haut dans les montagnes du Pérou et est très difficile à observer. Nous connaissons seulement un animal qui a vécu en captivité, dans les années 70 au zoo de Lima. Le fait que depuis deux ans quelques animaux apparaissent sur les marchés montre que les gens vont de plus en plus loin dans la forêt pour cultiver du café ou pour couper le bois. Une grande menace pèse donc sur ce singe rare.

Ce pauvre singe était attaché à une palissade, avec peu d’espace et pas à boire. Le vendeur nous a informé que le singe aimait surtout manger des glaces ! A notre retour chez IKAMA Pérou, Hélène (co-fondatrice du projet IKAMA) a directement contacté les autorités. Et quelle grande surprise : ils ont réagit rapidement. L’animal a été saisi et il (il s’agit d’un mâle d’environ 2 ans) est arrivé le soir même à Moyobamba, non pas transporté dans une caisse ou dans une cage, mais simplement assis sur le siège arrière d’une voiture, entre deux autres passagers ! Nous l’avons pris rapidement et amené au refuge. Il y a reçu de la bonne nourriture et quelques traitements vétérinaires préventifs. Il va très bien. La même semaine, un deuxième singe laineux à queue dorée a été trouvé par d’autres chercheurs dans un village dans les montagnes. Il s’agissait encore d’un bébé, très petit et fragile. Sa mère a sûrement été tuée pour être mangée. Ikama s’occupe donc maintenant de deux individus de cette superbe espèce en voie d’extinction. Nous espérons ne pas en trouver plus… Pour ceux qui souhaitent soutenir IKAMA pour leur travail de conservation au Pérou, merci de nous contacter.

Par Jan Vermeer - Publié dans : Projet titi
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 16:25

 

Il y a quelques semaines, par une belle journée ensoleillée, une grande nouveauté attendait Minjdère ! Comme chaque matin, le soigneur des lémuriens a ouvert la trappe extérieure des cattas et Minjdère, suivi de près par ses camarades, s’est précipité dehors pour profiter du soleil matinal. Après un bon petit déjeuner de pommes, carottes et endives, Minjdère a grimpé au sommet d’un arbre et c’est là qu’il les a vus !! Sur l’île qui fait face à son territoire, il y avait de nouveaux singes ! Ils étaient très beaux : noirs avec le visage rouge. Grâce à leurs longs membres et à leur queue préhensile, ils évoluaient d’arbres en arbres, visiblement très heureux d’explorer leur toute nouvelle île. Minjdère a donc désormais pour voisins des atèles à face rouge, et il en est très fier car ces animaux originaires de Guyane sont particulièrement rares en captivité. Le groupe présent à la Vallée des Singes, composé d’un mâle et de trois femelles, est donc très important pour l’avenir de l’espèce.

 

Par Sandrine Marmain - Publié dans : Minjdere, le catta
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 14:04

 

La sensibilisation pour la protection de la nature est un des buts principaux de La Vallée des Singes. Nous essayons d’informer nos visiteurs de l’importance de la conservation de notre environnement au cours de nourrissages donnés dans le parc, par la rédaction du journal du Conservatoire pour la Protection des Primates et par ce site Internet.

La sensibilisation est aussi un des buts principaux de l’association Ikama Pérou. Avec des posters, des spots télé et des ateliers, ces membres essaient d’informer les habitants locaux et les autorités péruviennes sur la nature et ses problèmes. Chaque mardi, ils collaborent à une émission télé sur la nature. Ils parlent de déforestation, de braconnage et de projets de conservation. Et mardi dernier, ils nous ont demandé de venir pour parler de notre projet titi. Nous avons eu la possibilité de présenter notre projet et son but. Mais nous avons également expliqué que la protection du titi et de ses forêts sont très importantes pour l’avenir de l’homme dans la région. Les titis vivent surtout sur les bords des rivières. Or, la déforestation provoque l’érosion de ces rives, mettant ainsi en péril l’avenir de l’homme dans cette région. En effet, la rivière est très importante puisqu’il s’agit de l’unique source d’eau potable ; elle permet également l’irrigation des cultures et apporte les protéines animales (poissons). Nous espérons que l’émission aura un effet positif sur les activités destructrices de l’homme dans la Vallée d’ Alto Mayo. Le Conservatoire pour la Protection des Primates est donc maintenant aussi un peu connu au Pérou !

Par Jan Vermeer - Publié dans : Projet titi
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /2007 17:00

Sango, comme tous les gorillons de son âge (il aura 3 ans en août) est très actif. Il passe le plus clair de son temps à jouer, surtout avec Lomako, son demi-frère. Ils n’ont que trois mois d'écart alors ils sont vraiment inséparables. Ils se poursuivent souvent, en courant tout autour de l'île sur laquelle ils vivent avec le reste de leur famille (la plus grande famille de gorilles de France !), et lorsque l'un des deux réussit à rattraper l'autre, c'est une longue bagarre qui commence ! Non pas pour se faire mal, bien au contraire, mais bel et bien pour se chatouiller et rigoler. Vous pensiez que rire était le propre de l'Homme ? Et bien non, les gorilles aussi rient. Leur rire fait moins de bruit que le nôtre, mais il y ressemble quand même beaucoup. D'ailleurs, Sango est actuellement très drôle lorsqu'il rigole : en effet, comme nos enfants, les petits gorilles ont des dents de lait, qu'ils perdent progressivement. Et Sango, lui, n'a plus du tout d'incisives ! Alors il a comme un air de vampire dès qu'il ouvre la bouche ! Ce qui est paradoxal pour un végétarien comme le gorille ! Sango sera sans doute très fort, car il est déjà très musclé, beaucoup plus que Lomako. Pour sa taille (il doit mesurer 45 cm et peser entre quinze et vingt kilos), il est déjà très fort et trop brutal sans doute pour avoir le droit de jouer avec sa dernière petite sœur, Miliki, qui n'a que 15 mois. Lomako, lui, passe aussi beaucoup de temps à jouer avec ce fragile bébé gorille qui, bien qu'élevé au biberon par nos soins, est magnifiquement bien intégré à sa famille. Mais nul doute que Sango jouera bientôt aussi avec cette petite sœur qui l'intrigue beaucoup.

 

Par Jean-Pascal Guéry - Publié dans : Sango, le gorille
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 20:42

 

Vendredi 04 mai, je suis arrivé à Lima (Pérou) pour rejoindre Antonio et Fernando, les deux biologistes qui vont faire l’étude sur les titis. Nous sommes arrivés tard dans la soirée dans la ville de Tarapoto, où j’étais heureux de trouver un lit après 30 heures de voyage !

 Le samedi matin, nous sommes allés visiter le marché et nous avons été rapidement confrontés à un des problèmes de conservation de la nature : le commerce illégal de la viande de brousse. Plusieurs personnes vendaient de la viande de cerfs et de pacas, un rongeur. Ensuite, nous avons pris le taxi en direction de Moyobamba, notre base pendant l’étude. Nous avons été accueillis chaleureusement par Hélène et Carlos, initiateurs de IKAMA Pérou, une association française pour la protection de la nature au Pérou qui s’occupe surtout de singes laineux et singes atèles devenus orphelins à cause du commerce de viande de brousse. Je vous donnerais plus d’informations sur leur travail dans un prochain rapport de voyage.

Le dimanche, nous avons visité leur refuge au bord de Rio Mayo, avec pour objectif d’enregistrer les vocalises des titis et de les filmer. Nous avons eu de la chance : seulement 30 minutes après notre arrivée nous entendions un groupe. Nous sommes allés en leur direction rapidement, sans faire de bruit. Je me suis avancé un peu et j’ai réussi à enregistrer parfaitement leur chant et même à les filmer. C’était une famille de 5 à 6 individus. Bonne réussite ! Nous avons cherché encore d’autres groupes mais aucun n’a chanté et nous n’avons pas pu en observer d’autres.

Le lundi, nous sommes partis sur un site à environ 30 Kms à l’est de Moyobamba. Pendant le trajet, nous avons bien vu le taux de déforestation dans cette région ! Si nous voulons éviter l’extinction du titi, nous devons réagir rapidement. Après deux heures de marche dans les rizières et d’autres cultures, nous entendions les vocalises de plusieurs groupes de titis. Il reste donc encore des animaux dans ces petits fragments de forêt. L’accès est difficile mais au bout d’une demi-heure et beaucoup de griffures de branches, nous pouvons enfin observer et filmer un groupe de 5 animaux. Ils sont très farouches, certainement à cause de la chasse. Les gens les tuent pour les donner en nourriture aux chiens (!) et pour vendre les jeunes comme animaux de compagnie. Les fragments de forêt sont petits et j’ai peur pour l’avenir de ces animaux.

Le mardi et le mercredi, on se lève à 5 heures du matin pour partir. Ca va être notre rythme pendant l’étude. Les titis commencent à chanter vers 7-8 heures donc nous devons être sur place plus tôt. Une fois arrivés sur un site d’étude, nous demandons aux gens s’ils connaissent le titi. Nous montrons des photos et faisons écouter les vocalises que nous avons enregistrées le dimanche. Nous avons déjà remarqué que cette deuxième méthode est la meilleure. Après les interviews, nous essayons de trouver les singes. Ca n’a pas fonctionné le mardi et le mercredi. Les gens connaissent le titi mais probablement à cause de la pluie (toute la journée !) nous n’avons pas réussi à trouver les animaux. On va réessayer demain…..

 

Par Jan Vermeer - Publié dans : Projet titi
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