Vous pourrez trouver enfin des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.
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En un
mois, nous venons d'enregistrer plusieurs naissances sur le parc ! Un signe annonciateur du Printemps ?
Le 26 février dernier, une jeune femelle Capucin à épaule blanche a mis au monde son premier petit. Ce groupe compte déjà 6 jeunes dont le plus âgé n'a que 4 ans ½. Nul doute que ce petit bébé trouvera très rapidement des compagnons de jeu dans le groupe. Pour le moment, il reste bien accroché sur le dos de sa mère et ses activités se limitent aux tétées. Chez les capucins, le bébé reste sur le dos de la mère pendant plusieurs mois. Vers l'âge de 3 mois, il commence à goûter aux fruits et légumes : c'est le début du sevrage. A partir de ce moment, le jeune commence à se déplacer à proximité de sa mère. Il va néanmoins retourner très régulièrement sur son dos pour trouver un peu de réconfort lorsqu'il a peur ou bien se servir d'elle comme « moyen de transport ». Il n'est pas rare de voir des jeunes capucins encore sur le dos de leurs mères à l'âge d' 1 an !!!
Chez les Titis, notre plus vieux couple vient d'avoir son 13 ème bébé (né le 06 mars) depuis son arrivée à La Vallée des Singes ! Un record pour cette femelle de 17 ans qui donne naissance à un bébé quasiment tous les 9 mois (chez les titis, la gestation est de 4 mois ½). Quant au père de famille, âgé de 21 ans (chez les titis, la longévité est estimée à environ 25 ans), il prend son rôle très au sérieux puisque c'est lui qui porte la plupart du temps le bébé sur son dos ; la mère ne le récupérant très souvent que pour les tétées.
Puis hier, le 28 mars, une des femelles Mandrills a mis au monde son petit. Le Mandrill est très connu pour les
couleurs vives qui ornent sa face et son arrière-train. On dit qu'il est le singe le plus coloré des forêts africaines. Et pourtant, à la naissance, les bébés ont très peu de poils sur le
corps ; ils paraissent alors presque blancs, la peau du Mandrill étant très claire. Sa tête est ornée d'une petite crête noire. Son nez est tout rose, puis deviendra brun pour finir bleu à
l'âge adulte. Toutes ces couleurs ne sont pas là par hasard. Le nez très coloré et la barbichette jaune sont des atouts de séduction chez les adultes, mais ils permettent aussi au Mandrill
d'impressionner son ennemi naturel : la panthère. Quant aux derrières rouge-violet du mâle dominant, il joue un rôle de repère visuel : lors des déplacements dans les forêts sombres, le
chef se met en tête et les autres le suivent grâce à ses couleurs.
Lomako au réveil
Il y a un peu moins d’un an maintenant, le 02 avril 2008, nous vous racontions l’histoire de Lomako, un jeune gorille de La Vallée des Singes qui s’était cassé le bras gauche après avoir chahuté un peu trop fort avec son frère. Une intervention chirurgicale en clinique vétérinaire avait alors été nécessaire pour réparer son bras par la pose d’une plaque. Après de longues semaines de convalescence, il avait enfin pu retrouver sa famille dans le groupe de gorilles (voir articles du 07/05/2008 et du 11/08/2008).
Presque un an après, alors que Lomako a retrouvé complètement l’usage de son bras gauche, nous avons pris la décision, avec les conseils des vétérinaires l’ayant suivi, de le réopérer afin d’ôter cette plaque. En effet, Lomako est encore un jeune gorille, âgé de seulement 4 ans, qui ne demande qu’à grandir. Le développement osseux et musculaire des gorilles est tel que cette plaque aurait pu à long terme être dommageable dans la croissance et l’autonomie du jeune gorille.
C’est ainsi que le 17 février dernier, Lomako, avec une partie de l’équipe des soigneurs Gorilles, repris le chemin de la clinique vétérinaire. Le soir même, il était de retour à La Vallée des Singes où les soigneurs Gorilles lui avaient préparé une cage remplie de paille pour un réveil tout en douceur.
Après une petite semaine séparé des siens pour traitement antibiotique et suivi post opératoire, Lomako retourna dans son groupe le 24 février dernier où les autres jeunes l’attendaient pour de nouvelles parties de jeu.
Une histoire qui se termine bien…
Camp sur le site de Mondika
Au niveau de l'habituation du second groupe de gorilles « Bouka Mokongo » (voir l'article du 21/11/08),
l'évolution est très positive. Depuis le début de la saison sèche, c'est la période dite de transition au niveau de leur alimentation. Ainsi, on les voit récolter et déguster des fruits faisant
partis de leurs fruits préférés mais qui sont aussi très rares. Les gorilles vont petit à petit modifier leurs habitudes alimentaires pour se tourner essentiellement vers des herbes de hautes
qualités nutritives qui leur apportent des protéines végétales et de l'eau. Nous sommes ainsi contraints de les pister dans des zones de fourrées très denses où l'accès n'est jamais évident
!!!
Toutefois, ils mangent également quelques fruits fibreux, riches en apport glucidique. Il s'agit entre autre du fruit du Klainedoxa gabonensis, appelé Bokoko en Ba-Aka (dialecte des
pisteurs pygmées de République Centrafricaine). Cette plante est couramment utilisée dans la médecine traditionnelle comme principe antibactérien et antitumoral (traitement de nombreuses maladies
telles que des dermatoses). Les gorilles mangent également un fruit dur, très fibreux mais très riche en sucre : le Duboscia macrocarpa, Nguluma. Au niveau des lipides, ils les trouvent
en mangeant les graines d'un fruit d'un arbre de la famille du mimosa, le Tetrapleura tetraptera, Ekombolo. Cet arbre serait utilisé comme principe anticonvulsivant.
Nous les avons observé de nombreuses fois manger feuilles et écorces d'un des grands arbres de la forêt tropicale : le Celtis mildbraedii, Ngombe. Cette disposition en hauteur dans les
arbres nous permet de réaliser de très bons contacts et de voir de nombreux individus du groupe.
A bientôt ». Matthieu
Beaucoup de visiteurs nous demandent comment nous occupons nos journées d'hiver pendant la période de fermeture
du parc au public. Sans doute craignent-ils que nous nous ennuyions...? Ce n'est pourtant pas le cas. D'abord, parce que les animaux sont toujours sur place. Et puisque aucune espèce de
singe n'hiberne, il faut bien continuer de s'en occuper, de les nourrir, de nettoyer et d'aménager leurs cages, dans lesquelles ils passent beaucoup plus de temps que pendant la belle période de
l'année.
La saison hivernale nous permet d'entretenir le parc et surtout de réaliser les travaux d'aménagement. Il est en effet beaucoup plus pratique pour nous de pouvoir circuler avec des engins
lorsqu'il n'y a pas de public.
Cet hiver, c'est le tour de l'île des Capucins à épaules blanches de subir un sérieux
lifting ! Les deux énormes chênes centenaires qui ornent leur île avaient sérieusement besoin d'être protégés. Les capucins aiment beaucoup soulever l'écorce pour pouvoir capturer les
insectes qui se cachent dessous, pour lécher la sève ou bien encore, tout simplement pour s'amuser ! Ils ne se reposent que le soir venu : ce sont des petits hyperactifs !
Des aménagements naturels devraient empêcher les singes de continuer d'abîmer ces deux arbres
magnifiques, mais il nous fallait donc leur donner d'autres structures, d'autres agrès à escalader, d'autres moyens de se déplacer sur leur grande île. C'est pourquoi les travaux ont aussi
consisté à implanter de nombreux mâts naturels, qui seront ensuite reliés les uns aux autres par des cordes ou des branches afin de multiplier les parcours possibles.
Vous trouverez donc une île totalement réaménagée lorsque vous reviendrez nous rendre visite à partir du 21 mars prochain ! Et nul doute que les capucins s'y amuseront comme des petits diables
!
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