Vous pourrez trouver enfin des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.
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Vous connaissez sans doute notre famille de gorilles puisque c'est la plus grande de France avec 12 membres ! Et 12 gorilles, ça prend de la place ! Le bâtiment qui accueillait nos gorilles, bien
que relativement imposant avait été conçu, à l'origine, pour accueillir une petite famille de gorilles. En effet, à l'époque, en 1998, tout laissait penser que Yaoundé, Virunga, Gaja et Moseka
auraient peu ou pas de bébé ! Mais ils se sont bien plus mutuellement et dans le Poitou également, puisque 8 gorillons sont nés depuis.
Cette année, le premier bébé gorille né à Romagne soufflera sa 11ème bougie ! Et quand on a 11 ans et qu'on est un jeune mâle gorille (un "dos noir"), on flirte avec les 150 kg et on a besoin
d'espace !
A l'occasion des 10 ans de la première naissance de gorille à la Vallée des Singes, nous avons décidé d'agrandir leur bâtiment.
C'est ainsi un gros cube de près de 250 mètres cubes que nous avons ajouté à l'existant : une fois agrémenté de cordes, de troncs et autres hamacs, cela promet d''offrir un bel espace de jeux à
tous nos gorillons pour se défouler.
Accessible au public dès l'ouverture 2010, cet agrandissement a été l'occasion de repaysager toute la zone autour du bâtiment. Vous découvrirez donc bientôt ce nouvel espace qui donne un nouveau
visage à la zone "Gorilles".
Qui a dit qu'il ne se passait rien en hiver à la Vallée des Singes ?
Barbary Macaque Conservation in the Rif (BMCRif)
Conservation du macaque de Barbarie dans le Rif
par Siân S. Waters, Directeur du projet (Novembre 2009)
Ce projet à long terme, multi-facettes, se concentre autour du macaque de Barbarie ou Magot (Macaca sylvanus) qui possède un potentiel énorme pour devenir l'espèce étendard de la diversité unique des écosystèmes du nord du Maroc, à la faune et la flore menacées. Ce projet a pour but de stopper le déclin de la population de magots dans deux habitats du nord du Maroc, en récoltant des données scientifiques, en sensibilisant et en travaillant avec les intervenants locaux et nationaux afin de développer un plan de gestion à long terme pour sauvegarder l'espèce, son habitat et la survie des communautés locales.
C'est l'automne ici, dans le nord du Maroc, mais le temps est encore chaud et ensoleillé, avec de rares jours nuageux et humides. Les magots qu'on peut trouver dans cette région du Maroc sont généralement méfiants vis à vis des humains, et fuient dès qu'ils en voient, mais nous avons trouvé qu'ils étaient légèrement plus tolérant vis à vis de personnes qui venaient les observer en voiture ; de cette manière, ils ne partent pas en courant dès que nous arrivons. De plus, les magots sont très occupés en cette saison puisque, vivant dans les forêts de chênes, c'est la pleine récolte des glands, et chaque singe semble être en bonne santé. Et c'est vrai, quelques adultes présentent quelques bourrelets ! Mais ils sont aussi occupés parce que c'est la pleine saison des accouplements. En effet, chez les magots, les bébés naissent au printemps, et ont ainsi tout l'été pour grandir et être suffisamment forts pour passer l'hiver. Les hivers sont courts ici, mais dans les montagnes, les températures passent souvent sous zéro et la neige est fréquente. Donc, être en bonne condition maintenant, cela signifie avoir des réserves dans lesquelles piocher pendant l'hiver et supporter la mauvaise saison. Cependant, manger et s'accoupler n'est pas tout, car c'est aussi à cette période de l'année que les jeunes males de 5 à 8 ans décident de quitter leur groupe de naissance pour rejoindre un autre groupe où ils n'ont aucun lien avec les femelles. Chez cette espèce, seuls les males quittent le groupe de naissance. Les femelles restent dans le groupe où elles sont nées, gardant ainsi les liens qui les unissent à leur mère, leurs sœurs,… Les grands groupes de magots peuvent avoir plusieurs mâles adultes mais cela ne signifie pas qu'ils accueillent les nouveaux venus les bras ouverts. Beaucoup de males adultes ont de légères blessures sur les membres ou le corps mais jusqu'ici, nous n'avons observé que de petites bagarres.
Toute cette activité empêche les singes de trop prêter attention à notre présence, et ils sont plus concernés par ce qui se passé dans leur groupe, ce qui nous donne l'opportunité d'essayer de les compter afin d'avoir une idée plus juste de la taille moyenne d'un groupe de magots dans cet habitat précis, et aussi de savoir combine de groupes vivent dans cette zone.
En plus d'étudier les magots, nous évaluons l'impact que peuvent avoir les singes sur les gens qui vivent dans la même région, et réciproquement, l'impact qu'ont les gens sur les singes. Beaucoup d'activités humaines dans la forêt sont liées au pastoralisme (les bergers, leurs chiens et leurs troupeaux de chèvres). Les glands sont aussi une importante source de nourriture pour les chèvres et les bergers nous ont dit que cette année, la récolte est tellement bonne qu'après une journée passée en forêt à manger des glands, les chèvres avaient besoin d'une journée entière de repos pour pouvoir digérer tout ce qu'elles avaient mangé ! Nous étions vraiment intéressés de savoir comment les gens percevaient les magots et s'ils savaient qu'il s'agissait là d'une espèce menacée. Nos interviews préliminaires suggèrent, au moins, que dans les villages autour de l'habitat des magots, les gens ne savent pas que l'espèce n'est présente qu'en Afrique du Nord et qu'elle est menacée. Cela signifie que nous devons essayer d'aider les habitants de cette région du Maroc, certes sous développée mais absolument magnifique, à apprécier cette espèce unique afin qu'ils puissent continuer de cohabiter.
Les nouvelles d'autres régions de l'aire de distribution du magot, dans la chaîne du Moyen Atlas, au Maroc, montrent que la population de l'espèce a chuté d'environ 11.000 individus à 3.000 à peine au cours de ces dernières années. La raison en est la capture massive de bébés magots qui sont ensuite vendus à des touristes qui vont ensuite les emmener hors du pays, vers l'Europe. Il est interdit de détenir cette espèce dans l'enceinte de l'Union Européenne. Alors une fois cette interdiction découverte, ou bien quand ce mignon petit bébé commence à grandir rapidement et à devenir un adulte difficile à gérer et souvent dangereux, leurs propriétaires essaient souvent de s'en débarrasser en les abandonnant, les offrant à un zoo ou un refuge pour primates. La plupart de ces sanctuaires, en Europe, ont dépassé leurs capacités d'accueil pour de nouveaux magots, et la liste d'attente s'allonge alors que les propriétaires ne veulent pas garder plus longtemps leur singe. Dans certains pays, le problème est si grave que plusieurs magots ont dus être euthanasiés. Un nouveau groupe appelé Working Group for the Conservation of the Barbary Macaque (Groupe de Travail pour la Conservation du Magot) a été créé pour tenter de juguler le trafic de magots vers l'Europe. BMCRif est un des membres fondateurs de ce groupe de travail qui espère sensibiliser les gouvernements Marocain et Européens et mener une campagne d'affichage au cours de l'été 2010 pour sensibiliser les touristes européens venus visiter le Maroc.
Si vous visitez le Maroc et que vous voyez des singes à vendre, S'IL-VOUS-PLAIT ne les achetez pas qu'ils soient craquants ou qu'ils vous fassent pitié. Il est illégal de les ramener en Europe et l'amende est lourde dans certains pays pour ce type de délit. Vous auriez, de plus, une part de responsabilité dans l'extinction d'une espèce, ainsi que dans l'anéantissement de la vie d'un animal très intelligent et très sociable qui, de toute façon, ne pourrait pas mieux vivre ailleurs que dans son pays d'origine.
Si vous voulez de plus amples informations sur BMCRif ou si vous désirez aider le Groupe de Travail en travaillant sur la campagne contre le commerce illégal des magots, contactez le Conservatoire pour la Protection des Primates qui pourra vous mettre en relation avec Siân S. Waters, qui vous enverra plus de détails sur la manière dont vous pouvez être utiles.
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