Vous pourrez trouver enfin des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.
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Dans une semaine, ce sera l'anniversaire de Sango. Trois ans déjà ! C'est un âge un peu difficile pour un petit gorille : encore très attaché à sa mère, mais en même temps très envie d'être plus grand… On a envie d'aller jouer avec les grands frères, très turbulents, qui, finalement, jouent trop fort et font parfois un peu mal.
Mais pour les mamans gorilles, c'est aussi le moment de chercher à avoir un nouveau bébé. En effet, quand leur jeune a à peu près trois ans, elles peuvent recommencer à avoir des chaleurs. C'est le moment où les femelles vont chercher à séduire le dos argenté du groupe, en le regardant fixement dans les yeux, et en pinçant les lèvres, un peu comme un sourire, mais avec la bouche fermée ! Et c'est ce qui est arrivé à Moseka, la mère de Sango, depuis plusieurs mois déjà. Mais pour Sango, c'est un peu difficile à vivre car il est encore si petit ! Et on peut comprendre qu'il soit un peu effrayé de voir Yaoundé, son père, s'approcher de Moseka pour s'accoupler. Sango est un peu jeune pour comprendre ce qu'il se passe, à ce moment, entre son père et sa mère. D'autant plus que d'habitude, les gorilles adultes ne se touchent que rarement. Alors c'est avec beaucoup de stress que Sango a vécu les chaleurs de sa mère au cours des derniers mois. Il était d'ailleurs agrippé si fort au dos de sa mère, que la pauvre n'a plus de poils sur les hanches, là où Sango s'est accroché à sa fourrure. Bien sur, les poils repousseront mais pour le moment, tous les visiteurs peuvent facilement reconnaître Moseka grâce à cette petite épilation sur les hanches. Merci Sango!
Le point positif de cette histoire, c'est qu'il est fort possible qu'un nouveau bébé gorille ne tardera pas à être conçu à la Vallée des Singes. En effet, ce n'est pas parce que c'est déjà le plus grand groupe de gorilles de France, que Yaoundé va s'arrêter là!
Dans notre message du 6 juillet dernier, vous avez lu nos découvertes à Juanjui.
Après avoir recueilli toutes les informations possibles sur les titis observés dans ce village (prélèvements de poils pour réaliser des tests ADN, prises de photos et enquêtes auprès des propriétaires d'animaux), nous reprenons nos expéditions vers le sud, vers un endroit où pour l'instant personne n'a observé de titis! Nos objectifs restent très clairs.., vérifier dans un premier temps la présence de notre fameux titi (comme le laisserait entendre un journaliste de Juanjui), et ensuite tenter de répondre aux questions qui vont se poser : s'agit-il vraiment de la même espèce que celle trouvée vers Moyobamba? Partage-elle son habitat avec une autre espèce de titis? Existe-il une barrière géographique pour la répartition du titi?
Les premières expéditions dans cette zone nous ont déjà apporté de très bons résultats puisque nous avons eu l'opportunité de filmer des titis sur la rive gauche du Huallaga! Ces vidéos montrent clairement une différence de couleur avec les titis observés vers Moyobamba ! Alors peut-on parler d'une nouvelle espèce, ou simplement d'une variation de couleur ?
Mais, nous devons aussi répondre a une autre question importante : le titi d'Alto Mayo aurait-il réussi à traverser le Huallaga, fleuve tout de même assez large et constituant une barrière naturelle pour beaucoup d'autres espèces de primates?
Nous avons traversé le Huallaga pour chercher des titis vers Pajarillo. Notre expédition a montré que de nombreux titis sont présents de ce côté mais, nous n'avons pas encore eu la chance de les apercevoir, donc nous ne savons pas de quelle espèce il s'agit. Le titi est tellement difficile à voir qu'il peut vocaliser à 10 mètres et être impossible à repérer! Les données recueillies par les travaux d'autres chercheurs montrent que l'espèce de titis présente de ce côté doit être le titi à front blanc. Nos interviews et la capture d'un titi à front blanc (Callicebus discolor) par des braconniers dans cette zone semblent corroborer ces résultats. Mais, ça ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas de titis d'Alto Mayo (Callicebus oenanthe) ! Nous allons continuer notre recherche.
Toutes ces expériences nous aident à connaître la culture péruvienne, ses bonnes et ses mauvaises choses, comme pour tout.., mais surtout à la comprendre! Comme depuis le début de cette aventure, toutes nos expéditions ne pourraient se faire sans l'aide des locaux. Nous tenions d'ailleurs à rendre un petit hommage à un petit garçon dont l'aide fut très précieuse et qui du haut de ses 9 ans connaît les titis comme s'il faisait partie de leur famille!
Nous sommes souvent contactés par des personnes qui veulent acheter un singe. Notre réponse est toujours négative, mais pourquoi ?
Les singes sont des animaux sauvages. Même s’ils sont élevés par l’homme, ils ne deviendront jamais des animaux domestiques. Un singe veut vivre avec ses congénères, avec lesquels il peut avoir des relations sociales. L’homme peut être un substitut, mais il ne peut jamais remplacer un vrai singe. En d’autres termes, détenir un singe chez soi se résume à rendre un animal malheureux. Quelqu’un qui aime et respecte les animaux ne va jamais séparer un singe de ses congénères.
Mais il y a un autre problème ! La plupart des singes vivants chez les gens finissent par devenir agressifs. Je connais beaucoup de cas où le singe a attaqué son « patron » ou un autre membre de la famille. En plus, les singes aiment bien toucher, manipuler et par conséquent casser beaucoup de choses dans une maison. Le résultat est que le singe est souvent enchaîné et devient alors encore plus agressif et intraitable.
Un des grands problèmes que nous rencontrons ces dernières années est le trafic des singes magots (macaques) en provenance du Maroc.
Chaque été, de nombreux magots sont à vendre sur les marchés marocains. Les marchands tuent les mères pour obtenir des jeunes. Les jeunes sont souvent présentés dans de mauvaises conditions, en espérant que les touristes achèteront le singe « pour le sauver ». Et ça marche !! Beaucoup de touristes retournent en France avec le singe qu’ils ont « sauvé ». Dès que le marchand aura réussi à vendre son singe, il en tuera d’autres pour capturer des jeunes et les proposer à la vente.
Alors, en pensant sauver un jeune singe, le touriste est à son insu responsable de la mort de plusieurs autres. Il est donc mieux d’ignorer le petit singe dans ces mauvaises conditions, même si c’est dur !
Presque tous les petits magots qui arrivent en France deviennent vite récalcitrants. C’est pourquoi, ces animaux pullulent dans les cités ou se retrouvent à
Le fait d’avoir vécu chez des particuliers et d’être trop imprégnés font que certains singes ne peuvent plus vivre dans un groupe social avec d’autres singes et leur seul devenir est l’euthanasie.
Merci de nous aider à lutter contre le trafic des singes en ne participant pas à ces ventes !
(photo: AAP Sanctuary for exotic animals - www.aap.nl)
Avec quel bonheur nous avons accueilli en ces terres lointaines Antonio et Fernando venus démêler la situation obscure et difficile de notre cher titi des Andes! D’autant qu’à IKAMA nous avons vu passer déjà un certain nombre d’étudiants et chercheurs, la plupart plus préoccupés de leur PHD et de leur situation personnelle que du sort de l’espèce qu’ils étudient ...pour ne rien dire du déficit de sensibilité culturelle dans les relations avec la population locale.
Nous avons obtenu grâce à eux et à Jan, Président du Conservatoire pour la protection des primates, les informations qui nous ont permis de faire confisquer un précieux singe laineux à queue dorée en vente dans une station de bus et qui mangeait des glaces en attendant de partir comme objet de décoration bien loin de sa brumeuse forêt de nuages. Ces actions menées par la police devant un public permettent d’envoyer un message clair à tous.
Le commerce de ces espèces est illégal. Beaucoup ne le savent pas.
Les enregistrements des propriétaires de centres touristiques de la région mentionnant leur source d’approvisionnement en espèces sauvages ainsi que la vidéo du trafiquant lui même en pleine action est d’une valeur inestimable pour la lutte contre le trafic que nous menons. Ces documents se trouvent actuellement à Lima aux mains d’Inrena et de la police écologique, vivement assistés par une association amie qui va suivre et encourager les actions de fermeture d’au moins l’un des centres et del Huequito.
Il n’y a pas que le titi qui pourra dire merci à ce projet de recherche, tout le travail discret et respectueux de sensibilisation qu’ils ont mené et les informations recueillies pour nous représentent une aide très significative dans la préservation des espèces les plus menacées.
Chapeau bas à ce que l’Europe produit de mieux, la science avec l’éthique et l’engagement personnel et en plus ils se sont fait aimer par tous !!
Vive le projet Titi !!!
Madagascar est une des plus grandes îles du monde. On y trouve une diversité naturelle impressionnante, due non seulement à sa topographie, mais aussi à sa séparation très ancienne des autres continents. Et la plupart des espèces animales de Madagascar ne vivent nulle part ailleurs sur notre planète !
Mais la faune et la flore de Madagascar sont en danger. L’accroissement rapide de la population et la pauvreté augmentent la pression sur l’environnement. Il est important de réagir rapidement pour sauver la nature et l’humanité de cette île unique.
Le gouvernement de Madagascar, sous la direction du président Ravalomanana, a annoncé le désir de tripler la surface des aires protégées. Mais pour y arriver, il a besoin du soutien des autres pays du monde. C’est pourquoi l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA) a dédié en 2007 sa campagne annuelle de conservation et de sensibilisation à Madagascar. Et La Vallée des Singes, qui présente plusieurs groupes de lémuriens, va d’avantage se consacrer à la conservation de la nature de Madagascar. Le Conservatoire pour
Je souhaite terminer avec les mots de Président Ravalomanana, un grand visionnaire :
« Ce n’est pas seulement la biodiversité de Madagascar, c’est la biodiversité du Monde ! ».
J’espère que nous n’allons pas manquer à notre devoir.
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