Bienvenue sur les news de la Vallée des Singes
Vous trouverez également des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.
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Ce week-end, les gorilles de La Vallée des Singes sont mis à l'honneur : le parc participe à
« L'Année Internationale du Gorille » : samedi 29, dimanche 30 et lundi 31 mai.
2009 : L'ANNEE INTERNATIONALE DU GORILLE PARRAINEE PAR JANE GOODALL
.
Trois des quatre espèces de gorilles sont en danger critique d'extinction. Particulièrement menacées, les gorilles de montagne (République Démocratique du Congo, Rwanda et Ouganda) et les gorilles de la rivière Cross (Cameroun et Nigéria) comptent respectivement seulement 700 et 300 individus ! La population de gorilles des plaines de l'est en République Démocratique du Congo a fortement diminué en 10 ans, recensant 5000 spécimens contre 17000 auparavant ! Aujourd'hui, seul le gorille des plaines de l'Ouest n'est pas menacé de disparaître à l'état sauvage dans les prochaines décennies.
Les principales menaces qui pèsent sur les gorilles sont : la chasse, la destruction de leur habitat liée à l'exploitation forestière et à l'agriculture sur brûlis, l'extraction de minerais (or, zinc, uranium, coltan...).
Un plan d'action a été lancé pour enrayer la disparition programmée de ce pacifique géant si proche de nous.
LES ANIMATIONS SPECIALES A LA VALLEE DES SINGES
Pour participer à « L'Année du Gorille », la Vallée des Singes organise pendant 3 jours, différentes animations autour du grand singe : rallye en 10 questions, une exposition, des ateliers sur l'alimentation, le comportement, la vie sociale ou la communication du gorille, un stand de maquillage pour les plus petits...sans oublier les cadeaux ludiques et pédagogiques qui seront offerts aux enfants participant. Ou bien encore laissez votre empreinte sur une silhouette géante de gorille pour montrer votre sensibilisation. Un petit geste symbolisant l'engagement de chacun en faveur de cet anthropoïde menacé, qui ne nous est précieux que s'il continue de vivre caché dans les impénétrables forêts africaines, définitivement vitales pour l'avenir de notre planète.
Bonjour a tous,
A bientôt,
Matthieu
Des villageois
apportent leur récolte de café
Au cours de son voyage au Pérou, le Président du Conservatoire pour la Protection des Primates, Jan Vermeer, a
visité plusieurs projets de conservation dont certains soutenus par le Conservatoire. Il partage ses observations avec vous sur le blog :
J'ai visité, il y a quelques semaines, le projet « Los Chilchos & La Meseta », initié par
le parc zoologique d'Apenheul, aux Pays-Bas. Ce zoo a été utilisé comme référence pour la création de La Vallée des Singes, et lie une étroite collaboration avec le Conservatoire pour plusieurs
projets de conservation. Depuis quatre ans, je suis membre du groupe de travail d'Apenheul Primate Conservation Trust (APCT), la fondation de conservation du parc zoologique
d'Apenheul.
« Los Chilchos & La Meseta » a pour but de préserver une zone de forêt et de "savane de montagnes" (appelée « paramo » en péruvien) de plus de 300.000 hectares dans les montagnes des Andes péruviennes. Cette zone est l'habitat naturel de plusieurs espèces qui se trouvent en danger d'extinction comme le singe laineux à queue dorée, le jaguar, l'ours à lunettes et plusieurs espèces d'oiseaux. Mais c'est aussi une zone très riche où chaque recherche scientifique menée aboutit en la découverte de nouvelles espèces de reptiles, d'amphibiens et de plantes. Selon les locaux, il y aurait même de nouvelles espèces de mammifères !!! ; reste à savoir s'il s'agit d'un mythe ou de la réalité.
La zone de travail est très inaccessible. Pour arriver dans le premier village - Los Chilchos - il faut voyager
pendant 14 heures à pied et à dos de mules, traverser des montagnes à 3500 m d'altitude. Le fait que la zone ne soit pas accessible par voiture est probablement la raison pour
laquelle la forêt y reste assez préservée. Généralement la construction de routes entraine une migration des colons et la destruction de l'environnement. Le projet travaille actuellement avec
deux autres villages - dans La Meseta - dont un se trouvant à 14 heures de marche de Los Chilchos !
L'idée du projet est d'échanger un développement durable avec les villages pour la protection des forêts. APCT a initié la production de café écologique et équitable et développer un tourisme durable dans la région. Plusieurs plantations de café ont été réalisées et la production commence maintenant à bien se développer. Au cours de notre visite à Los Chilchos, nous avons eu plusieurs réunions avec les villageois, qui sont très motivés pour collaborer avec le projet et agir pour la protection de l'environnement. Ce projet peut devenir un exemple pour le développement d'autres projets similaires dans d'autres régions du Pérou, à condition qu'il y ait un marché pour les produits. APCT va vendre le café en Europe, dans certains parcs zoologiques et entreprises qui acceptent de payer un peu plus cher pour un café qui permet de délivrer un message. La Vallée des Singes soutient le projet depuis 2007 par l'achat de café revendu en restauration sur le parc.
Le « Proyecto Mono Tocón » (projet pour le singe titi de San Martin, initié en 2007 par le Conservatoire pour la Protection des Primates, voir les autres articles « projet titi ») vient d'organiser le « 1er Congreso de Conservación y Educación Ambiental de Región San Martin » qui s'est tenu du 18 au 20 mars 2009 dans la ville de Tarapoto, au Pérou. Ce congrès était l'occasion pour le Proyecto Mono Tocón de favoriser la collaboration entre les institutions et le gouvernement régional pour la conservation de la nature et l'éducation.
Les évènements qui ont eu lieu la semaine précédant le congrès ont montré l'importance de conservation et de sensibilisation dans ce département ! Après une nuit de pluie torrentielle, une rivière a complètement emporté le seul pont reliant les deux villes de Moyobamba et Tarapoto. La ville de Tarapoto et toute la région à l'est se sont alors retrouvées isolées du reste du Pérou pendant près d'une semaine. Tout ceci impliqua l'absence de livraisons de fruits, de légumes, de viande et de carburant ; une situation difficile pour une région qui dépend de la production des régions alentours. La rivière a également détruit une installation hydroélectrique ; ainsi, plusieurs villages seront privés d'électricité pendant au moins plusieurs mois ! Tout le monde est heureusement conscient que ces problèmes viennent de la déforestation dans les montagnes où la rivière prend sa source. Il est donc à espérer que le gouvernement devienne plus actif contre la déforestation illégale.
Le congrès a connu un franc succès avec plus de 200 participants, environ 30 présentations, deux ateliers et de
nombreuses discussions. Ce que nous retiendrons de très important est que ce congrès a permis de nouer des contacts avec d'autres personnes qui s'occupent également de la conservation et de
la sensibilisation dans le département. Au cours de la dernière journée, les participants ont contribué à la rédaction d'une stratégie nationale d'éducation environnementale et ont créé un groupe
de travail pour la conservation et la biodiversité du département de San Martin. Ce congrès a vraiment été une grande réussite pour la conservation ! Les acteurs de la conservation à
San Martin se connaissent maintenant mieux, permettant ainsi d'accroître les chances de collaboration. Nous espérons que la conservation à San Martin est maintenant bien amorcée et que le
gouvernement va vraiment prendre des engagements pour protéger la nature. San Martin est le département dont le taux de déforestation est le plus élevé du Pérou !
En un
mois, nous venons d'enregistrer plusieurs naissances sur le parc ! Un signe annonciateur du Printemps ?
Le 26 février dernier, une jeune femelle Capucin à épaule blanche a mis au monde son premier petit. Ce groupe compte déjà 6 jeunes dont le plus âgé n'a que 4 ans ½. Nul doute que ce petit bébé trouvera très rapidement des compagnons de jeu dans le groupe. Pour le moment, il reste bien accroché sur le dos de sa mère et ses activités se limitent aux tétées. Chez les capucins, le bébé reste sur le dos de la mère pendant plusieurs mois. Vers l'âge de 3 mois, il commence à goûter aux fruits et légumes : c'est le début du sevrage. A partir de ce moment, le jeune commence à se déplacer à proximité de sa mère. Il va néanmoins retourner très régulièrement sur son dos pour trouver un peu de réconfort lorsqu'il a peur ou bien se servir d'elle comme « moyen de transport ». Il n'est pas rare de voir des jeunes capucins encore sur le dos de leurs mères à l'âge d' 1 an !!!
Chez les Titis, notre plus vieux couple vient d'avoir son 13 ème bébé (né le 06 mars) depuis son arrivée à La Vallée des Singes ! Un record pour cette femelle de 17 ans qui donne naissance à un bébé quasiment tous les 9 mois (chez les titis, la gestation est de 4 mois ½). Quant au père de famille, âgé de 21 ans (chez les titis, la longévité est estimée à environ 25 ans), il prend son rôle très au sérieux puisque c'est lui qui porte la plupart du temps le bébé sur son dos ; la mère ne le récupérant très souvent que pour les tétées.
Puis hier, le 28 mars, une des femelles Mandrills a mis au monde son petit. Le Mandrill est très connu pour les
couleurs vives qui ornent sa face et son arrière-train. On dit qu'il est le singe le plus coloré des forêts africaines. Et pourtant, à la naissance, les bébés ont très peu de poils sur le
corps ; ils paraissent alors presque blancs, la peau du Mandrill étant très claire. Sa tête est ornée d'une petite crête noire. Son nez est tout rose, puis deviendra brun pour finir bleu à
l'âge adulte. Toutes ces couleurs ne sont pas là par hasard. Le nez très coloré et la barbichette jaune sont des atouts de séduction chez les adultes, mais ils permettent aussi au Mandrill
d'impressionner son ennemi naturel : la panthère. Quant aux derrières rouge-violet du mâle dominant, il joue un rôle de repère visuel : lors des déplacements dans les forêts sombres, le
chef se met en tête et les autres le suivent grâce à ses couleurs.