Les animaliers de la Vallée des Singes vous font part des dernières actualités du parc concernant les primates qui y sont représentés.
Vous trouverez également des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.

Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 14:37

CIMG3789.JPGIl est 13h50, le 9 août dernier, Kwanza, femelle gorille de 8 ans, grimpe, comme à l'accoutumée, dans un arbre pour cueillir quelques feuilles. Soudain, elle chute et hurle. Un visiteur vient relater l'accident au soigneur des gorilles. Les cris ne cessent pas. Les trappes du bâtiment sont ouvertes,et les gorilles rentrent. Kwanza tarde à revenir jusqu'au bâtiment. Elle n'utilise pas sa jambe droite...

Une fois rentrée, elle est isolée pour mieux pouvoir l'observer et essayer de comprendre quel est le problème. Ce n'est pas le genou qui est touché... Peut-être le pied... Ou le fémur... Fléchée pour être endormie et nous permettre de réaliser des radios, c'est le dernier cliché qui nous révèlera la fracture du col du fémur. Du jamais vu chez un gorille !

 

Nos vétérinaires habituels et nous-mêmes cherchons tous azimuths : bientôt, c'est tout le pays (du moins, ce qu'il en reste en plein mois d'août !) et toute l'Europe même, qui donnent un avis. On essaie de trouver la meilleure solution : prothèse ? Broche ? Ne rien faire ? Finalement, ce sont des chirurgiens orthopédistes du CHU de Poitiers qui répondent présents. Pour eux, c'est clair, il faut opérer Kwanza et réparer son fémur.

L'intervention aura donc lieu dans une clinique vétérinaire de Poitiers, avec le personnel et le matériel du CHU. Opérer au CHU-même aurait été risqué d'un point de vue hygiénique : faire entrer un gorille au bloc n'aurait pas forcément été bien vu ! C'est donc grâcieusement que l'équipe du Professeur Etienne-Louis Gayet (Chef du Service Orthopédique du CHU, accompagné du Docteur Cédric BOUQUET chef de clinique, de MonsieurBertrand MILLET-BARBE interne et de Monsieur RomainTOULZE interne, ainsi que d'une infirmière de bloc opératoire dont nous ne disposons pas du nom) est intervenu. Trois vétérinaires étaient également présents notamment pour les anesthésies et les radios (Marie-Chrsitine de Craene, Frank de Craene et Jean-François Guyon).

Après 3 heures d'opération, la hanche de Kwanza était réparée à l'aide d'une plaque vissée.

 

Kwanza devait être transférée au zoo de Belfast à la fin du mois d'août. Evidemment, son départ est reporté, le temps pour elle de retrouver une bonne santé. Nous ne pourrons savoir que l'opération est un réel succès que dans 6 semaines. D'ici là, nous prenons grand soin de Kwanza afin qu'elle économise au maximum son articulation, qu'elle fasse le moins d'efforts possible.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution des choses.

 

Nous tenons une nouvelle fois à remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées pour nous donner un avis, nous aider à trouver une piste afin de prendre en charge Kwanza et qui ont, à leur manière, contribué à ses soins. Enfin, encore un remerciement respecteux au Professeur Gayet et au Docteur Bouquet (ainsi qu'au reste de l'équipe) pour leur ouverture d'esprit et leur dévouement envers Kwanza.

 

JP G

Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 07:08

Vous pouvez désormais retrouver la Vallée des Singes sur Facebook, le réseau social planétaire.

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Une façon supplémentaire de suivre l'actualité des pensionnaires du parc, ainsi que des projets soutenus par le Conservatoire pour la Protection des Primates.

 

Si vous avez vous-même un profil, n'hésitez pas à ajouter La Vallée des Singes comme amie !

 

Marquez également toutes les photos que vous avez prises à la Vallée des Singes. Vous contribuerez ainsi à faire connaître encore plus le parc !

 

Le profil Facebook de la Vallée des Singes ne vient pas remplacer le blog www.singes.info. Il vient juste compléter la panoplie d'outil de communication aujourd'hui à notre disposition.

Par La Vallée des Singes
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /2010 15:33

clip_image002.gifComme vous le savez, chaque année, le Conservatoire pour la Protection des Primates organise une fête dans l'enceinte de la Vallée des Singes. En cette Année Internationale de la Biodiversité, nous ne pouvions qu'adopter ce thème pour la fête de cette année.

Le 4 août prochain, soyez donc nombreux à vous joindre à nous pour fêter la biodiversité à la Vallée des Singes !

 

Au cours de la journée, dispersées dans tout le parc, différentes activités ludiques seront proposées aux enfants (et aux plus grands bien sûr) afin de les sensibiliser à la préservation de la biodiversité.

 

Ce sera aussi et surtout l'occasion de rappeler ce qu'est la biodiversité. Nos politiques semblent enfin l'avoir découverte (il était temps ! Et heureusement, nous ne les avions pas attendus pour nous engager sur la voie de sa conservation...). Parce que la Biodiversité (la diversité biologique), c'est la vie-même. Elle est partout. C'est la vie et ce qui la rend possible. Ce sont les abeilles qui permettent la fécondation des fleurs et nous permettent de manger (70% de notre agriculture disparaît si les abeilles disparaissent... et elles sont en train de disparaître !). C'est notre oxygène qui est produit à 80% par les algues des océans. C'est le CO2 qui est stocké dans nos forêts. Ce sont les 5.000 variétés de tomates (ou d'autres fruits ou légumes) adaptées à tous les milieux qui nous permettent de faire face aux famines ou aux épidémies. C'est le loup, l'ours ou le vautour qui régulent les populations de rongeurs ou d'herbivores, ou qui débérrassent nos montagnes des cadavres d'animaux divers et nous préservent ainsi de maladies...

La biodiversité, c'est la richesse de tout ce qui nous entoure et à laquelle nous sommes si habitués, qu'elle est devenu invisible. La biodiversité, c'est notre bien le plus précieux, un patrimoine commun à tous les êtres vivants de la planète, ce qu'il nous faut préserver avant tout.

 

Les façons d'y porter atteinte sont innombrables (déforestation, pesticides et herbicides, OGM, pollution, poisons, chasse ou pêche à outrance, cueillette sauvage, urbanisation...), mais du même coup, les moyens de la favoriser le sont aussi (agriculture et jardinnage biologiques, consommation raisonnée (locale, de saison...), habitudes alimentaires...). Les angles d'attaque sont vraiment très nombreux, et nous tâcherons de vous en montrer l'évantail au cours de cette journée du 4 aoüt prochain.

 

Nous comptons sur votre présence. A bientôt !

Par La Vallée des Singes
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 14:13

Le 27 mai dernier, le couple de cercopithèques de Roloway (Cercopithecus roloway) a donné naissance à son premier bébé, à la Vallée des Singes. La mère, très protectrice, ne nous a pas encore permis de voir le sexe de son enfant mais quoi qu'il en soit, c'est une excellente nouvelle car c'est une espèce malheureusement devenue rarissime dans la nature. P1040097

 

En captivité, à travers l'Europe, seule une dizaine de zoos présentent l'espèce, ce qui représente une population de seulement une trentaine d'individus. Mais le programme d'élevage des Roloway ne ménage pas ses efforts et tente tout pour maximiser les chances de voir naître de nouveaux bébés. Cela reste malgré tout très rare : il n'y avait eu que 2 naissance depuis 2007. La naissance à Romagne est donc porteuse d'espoir pour cette espèce qui figure sur la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.

Son milieu naturel (les forêts côtières de Côte d'Ivoire et du Ghana) se réduit comme peau de chagrin, notamment sous la pression des compagnies de production d'huile de palme. A travers son Conservatoire pour la Protection des Primates, la Vallée des Singes lutte activement sur le terrain pour sauvegarder les derniers lambeaux de forêts encore intacts, à travers le soutien qu'elle offre depuis près de 10 ans à l'association WAPCA, récompensée en 2009 pour ses efforts de conservation du patrimoine naturel en Côte d'Ivoire.

En cette année 2010 de la Biodiversité, chaque geste compte pour préserver ce qui est notre patrimoine à tous : la plus grande diversité possible des espèces.

Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 20:26

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Barbary Macaque Conservation in the Rif 

Blog - 18 avril 2010, Nord du Maroco

Siân S. Waters, Directrice du projet

 

Après un hiver très humide, le printemps est enfin arrive sur la forêt de chênes de Bou Hachem. Deux semaines plus tôt, les chênes africains commençaient à se couvrir de feuilles et les magots à se nourrir avec enthousiasme. C'est alors que nous découvrîmes des nouveau-nés dans deux des groupes que nous étudions, ce qui nous rendu vraiment heureux. Pendant les quelques jours qui suivent la naissance, la femelle est vraiment vulnérable parce qu'elle soutenir son petit d'une main et se déplacer en s'appuyant seulement sur l'autre main. C'est une période difficile pour les groupes de macaques puisqu'ils doivent, de plus, éviter les chiens et les bergers qui sont de retour eux aussi dans les montagnes.

 

Les forêts de Bou Hachem sont essentiellement composées de chênes de différentes espèces. Le chêne liège (Quercus suber) est principalement trouvé dans la partie basse de la forêt et il est toujours vert (il ne perd pas ses feuilles pendant l'hiver). Le chêne zéen ou des Canaries (Quercus canariensis) vit en moyenne altitude et a, à cette époque, des feuilles d'un vert très clair par rapport au chêne liège (qui, du coup, a l'air un peu fatigué). Aux plus hautes altitudes de notre aire de recherche vit le chêne tauzin (Quercus pyrenaica) dont les feuilles, à cette époque, commencent à peine à poindre. De plus, une multitude de fleurs de printemps font de cette époque la plus colorée de l'année.

 

Pendant la mauvaise saison, entre décembre et mars, beaucoup de routes de la région deviennent impraticables, ce qui gêne énormément notre travail. Il y a eu beaucoup de glissements de terrain, et bien des villages ont été privés d'électricité pendant des mois. Le bétail n'a pas été capable de gravir les montagnes pour trouver de quoi paître et il est donc resté autour des villages. Tout le monde est donc soulagé que le printemps soit enfin arrivé, et de pouvoir enfin passer du temps dehors.

 

Au cours de la période difficile, nous nous sommes arrange pour pouvoir observer trois de nos groupes d'études puisqu'ils passaient beaucoup de temps à se nourrir dans les endroits verts de la forêt (les "marjas" comme on les appelle dans le Rif). Il était plus aisé de les observer alors car ils sont désormais dans les arbres, et non plus au sol. C'est tout de même plus facile de les observer dans les branches nues ou au sol que maintenant  qu'il est difficile de les trouver parmi les feuilles nouvelles !

 

Nous avons observé plusieurs fois des chiens harceler ou même chasser des magots. Les chiens sont vraiment très communs dans les villages, et ils sont souvent en mauvaise condition physique. A l'automne prochain, un étudiant réalisera une étude des chiens des villages and de leurs déplacements dans un premier temps, pour savoir ce que font réellement ces chiens, mais aussi pour contrôler leur reproduction et leur santé. Parallèlement, les attaques de bétails par les chiens sont un autre problème fréquent et cela a des répercussions économiques pour les habitants des villages car ils n'ont pas de compensation financière pour réparer de tels événements. Ce programme de contrôle et de bien-être des chiens reçoit déjà le soutien des conseils locaux de la région puisqu'ils sont responsables de l'euthanasie des chiens qui s'en prennent au bétail, mais qu'ils n'ont pas le matériel ni la formation nécessaires pour réaliser cela dans des conditions sécurisées et humaines. Ils aimeraient que soit trouvée une solution durable et efficace à ce problème. Un tel programme aidera la conservation du magot, en réduisant la prédation par un carnivore domestique, soulagera également la pauvreté puisque les villageois perdront moins de bétail, et améliorera le bien-être des chiens.

 

Nous commençons également à lever des fonds pour un autre nouveau programme qui sera mis en place pour que BMCRif enseigne les gestes de premiers secours aux femmes des villages, situés autour de notre aire d'étude, ainsi qu'aux bergers, que nous rencontrons pendant nos phases d'observation sur le terrain. Les raisons de cette initiative sont nombreuses. Premièrement, les villages sont vraiment reculés, la plupart des habitant n'a pas de véhicule et il n'y a aucun personnel médical formé dans la région. Deuxièmement, nous ne voulons pas que les locaux se liguent contre notre projet, et donc contre les magots, parce qu'ils nous voient apporter une aide médicale aux chiens à laquelle ils n'ont pas eux-mêmes accès. Nous espérons pouvoir fournir à chaque participante un kit de première urgence qui sera réapprovisionné régulièrement, et qui portera le logo de BMCRif. Les bergers iront eux suivre un cours de premiers secours spécialement adapté aux personnes qui pratiquent la montagne parce qu'ils font face à des risques vraiment très diversifiés. De cette manière, siun accident se produit, ils seront capables d'agir rapidement afin d'éviter le sur-accident et des blessures supplémentaires, ou pire. Nous en sommes encore au tout début de l'organisation de ce programme mais si vous pensez que vous pouvez nous être d'une aide quelconque, merci de me contacter à l'adresse électronique ci-dessous.

 

Grâce à la Vallée des Singes, nous avons un tout nouvel appareil photo équipé d'un zoom. De cette manière, même si les magots sont loin de nous, nos images sont de bien meilleure qualité. Nous sommes très reconnaissants de ce soutien. Avoir de bonnes photos signifie que nous pourront bientôt mettre en ligne notre propre site web. Mais nous avons déjà créé un groupe sur Facebook qui s'appelle (sans surprise) Barbary Macaque Conservation in the Rif. Merci d'apporter votre soutien à notre travail en rejoignant ce groupe.

 

Si vous désirez recevoir une copie de notre newsletter (en anglais pour le moment) ou de plus amples informations sur BMCRif, faîtes-le moi savoir en m'écrivant : sian_s_waters[at]hotmail.com

Par Sian S. Waters - Publié dans : La Conservation
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