Bienvenue sur les news de la Vallée des Singes

Les animaliers de la Vallée des Singes vous font part des dernières actualités du parc concernant les primates qui y sont représentés.
Vous trouverez également des dossiers concernant des espèces en particuliers ou des évènements remarquables.

Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 08:59
Toute l'équipe de la Vallée des Singes vous présente tous ses voeux de santé, de prospérité et de bonheur pour cette année 2010 qui commence... sous la neige, en ce qui nous concerne !

Pour la deuxième fois en un mois, la Vallée des Singes se retrouve couverte d'un manteau de neige. La plupart de nos pensionnaires ne peuvent ainsi plus profiter de l'extérieur. Ils n'y auraient, de toute façon, pas passé beaucoup de temps : ils n'aiment pas tellement le froid (sauf évidemment les magots qui n'en ont que faire !). Mais surtout, la glace ayant emprisonné les canaux délimitant leurs îles, ils pourraient ne pas rester chez eux !
Quoi qu'il en soit, cet hiver nous offre des vues exceptionnelles de notre parc.
Et ce n'est pas cela qui empêche la vie de continuer au sein des animaleries, puisqu'à la veille de 2010, le 28 décembre dernier, ce sont deux nouveaux bébés qui sont venus agrandir la famille, déjà nombreuse, de la Vallée des Singes : un bébé titi (Callicebus cupreus) a vu le jour le matin, et un autre, un saki à face blanche (Pithecia pithecia) cette fois, le soir. Tout le monde se porte bien, et vous aurez la joie de les voir dès le 27 mars prochain, date à laquelle la Vallée des Singes ouvre ses portes pour la saison 2010.
Au plaisir de vous revoir, donc, une fois revenue la belle saison.
Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 16:59

Barbary Macaque Conservation in the Rif (BMCRif)

Conservation du macaque de Barbarie dans le Rif

par Siân S. Waters, Directeur du projet (Novembre 2009)

 

Ce projet à long terme, multi-facettes, se concentre autour du macaque de Barbarie ou Magot (Macaca sylvanus) qui possède un potentiel énorme pour devenir l'espèce étendard de la diversité unique des écosystèmes du nord du Maroc, à la faune et la flore menacées. Ce projet a pour but de stopper le déclin de la population de magots dans deux habitats du nord du Maroc, en récoltant des données scientifiques, en sensibilisant et en travaillant avec les intervenants locaux et nationaux afin de développer un plan de gestion à long terme pour sauvegarder l'espèce, son habitat et la survie des communautés locales.

 

C'est l'automne ici, dans le nord du Maroc, mais le temps est encore chaud et ensoleillé, avec de rares jours nuageux et humides. Les magots qu'on peut trouver dans cette région du Maroc sont généralement méfiants vis à vis des humains, et fuient dès qu'ils en voient, mais nous avons trouvé qu'ils étaient légèrement plus tolérant vis à vis de personnes qui venaient les observer en voiture ; de cette manière, ils ne partent pas en courant dès que nous arrivons. De plus, les magots sont très occupés en cette saison puisque, vivant dans les forêts de chênes, c'est la pleine récolte des glands, et chaque singe semble être en bonne santé. Et c'est vrai, quelques adultes présentent quelques bourrelets ! Mais ils sont aussi occupés parce que c'est la pleine saison des accouplements. En effet, chez les magots, les bébés naissent au printemps, et ont ainsi tout l'été pour grandir et être suffisamment forts pour passer l'hiver. Les hivers sont courts ici, mais dans les montagnes, les températures passent souvent sous zéro et la neige est fréquente. Donc, être en bonne condition maintenant, cela signifie avoir des réserves  dans lesquelles piocher pendant l'hiver et supporter la mauvaise saison. Cependant, manger et s'accoupler n'est pas tout, car c'est aussi à cette période de l'année que les jeunes males de 5 à 8 ans décident de quitter leur groupe de naissance pour rejoindre un autre groupe où ils n'ont aucun lien avec les femelles. Chez cette espèce, seuls les males quittent le groupe de naissance. Les femelles restent dans le groupe où elles sont nées, gardant ainsi les liens qui les unissent à leur mère, leurs sœurs,… Les grands groupes de magots peuvent avoir plusieurs mâles adultes mais cela ne signifie pas qu'ils accueillent les nouveaux venus les bras ouverts. Beaucoup de males adultes ont de légères blessures sur les membres ou le corps mais jusqu'ici, nous n'avons observé que de petites bagarres.

Toute cette activité empêche les singes de trop prêter attention à notre présence, et ils sont plus concernés par ce qui se passé dans leur groupe, ce qui nous donne l'opportunité d'essayer de les compter afin d'avoir une idée plus juste de la taille moyenne d'un groupe de magots dans cet habitat précis, et aussi de savoir combine de groupes vivent dans cette zone.

En plus d'étudier les magots, nous évaluons l'impact que peuvent avoir les singes sur les gens qui vivent dans la même région, et réciproquement, l'impact qu'ont les gens sur les singes. Beaucoup d'activités humaines dans la forêt sont liées au pastoralisme (les bergers, leurs chiens et leurs  troupeaux de chèvres). Les glands sont aussi une importante source de nourriture pour les chèvres et les bergers nous ont dit que cette année, la récolte est tellement bonne qu'après une journée passée en forêt à manger des glands, les chèvres avaient besoin d'une journée entière de repos pour pouvoir digérer tout ce qu'elles avaient mangé ! Nous étions vraiment intéressés de savoir comment les gens percevaient les magots et s'ils savaient qu'il s'agissait là d'une espèce menacée. Nos interviews préliminaires suggèrent, au moins, que  dans les villages autour de l'habitat des magots, les gens ne savent pas que l'espèce n'est présente qu'en Afrique du Nord et qu'elle est menacée. Cela signifie que nous devons essayer d'aider les habitants de cette région du Maroc, certes sous développée mais absolument magnifique, à apprécier cette espèce unique afin qu'ils puissent continuer de cohabiter.

Les nouvelles d'autres régions de l'aire de distribution du magot, dans la chaîne du Moyen Atlas, au Maroc, montrent que la population de l'espèce a chuté d'environ 11.000 individus à 3.000 à peine au cours de ces dernières années. La raison en est la capture massive de bébés magots qui sont ensuite vendus à des touristes qui vont ensuite les emmener hors du pays, vers l'Europe. Il est interdit de détenir cette espèce dans l'enceinte de l'Union Européenne. Alors une fois cette interdiction découverte, ou bien quand ce mignon petit bébé commence à grandir rapidement et à devenir un adulte difficile à gérer et souvent dangereux, leurs propriétaires essaient souvent de s'en débarrasser en les abandonnant, les offrant à un zoo ou un refuge pour primates.  La plupart de ces sanctuaires, en Europe, ont dépassé leurs capacités d'accueil pour de nouveaux magots, et la liste d'attente s'allonge alors que les propriétaires ne veulent pas garder plus longtemps leur singe. Dans certains pays, le problème est si grave  que plusieurs magots ont dus être euthanasiés. Un nouveau groupe appelé Working Group for the Conservation of the Barbary Macaque (Groupe de Travail pour la Conservation du Magot) a été créé pour tenter de juguler le trafic de magots vers l'Europe. BMCRif est un des membres fondateurs de ce groupe de travail qui espère sensibiliser les gouvernements Marocain et Européens et mener une campagne d'affichage au cours de l'été 2010 pour sensibiliser les touristes européens venus visiter le Maroc.

Si vous visitez le Maroc et que vous voyez des singes à vendre, S'IL-VOUS-PLAIT ne les achetez pas qu'ils soient craquants ou qu'ils vous fassent pitié. Il est illégal de les ramener en Europe et l'amende est lourde dans certains pays pour ce type de délit. Vous auriez, de plus, une part de responsabilité dans l'extinction d'une espèce, ainsi que dans l'anéantissement de la vie d'un animal très intelligent et très sociable qui, de toute façon, ne pourrait pas mieux vivre ailleurs que dans son pays d'origine.

Si vous voulez de plus amples informations sur BMCRif ou si vous désirez aider le Groupe de Travail en travaillant sur la campagne contre le commerce illégal des magots, contactez le Conservatoire pour la Protection des Primates qui pourra vous mettre en relation avec Siân S. Waters, qui vous enverra plus de détails sur la manière dont vous pouvez être utiles.

 

 

 

 

 

Par La Vallée des Singes - Publié dans : La Conservation
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 12:19
Décidemment; le carnet rose de la Vallée des Singes n'a de cesse de s'enrichir de nouvelles naissances, et pas des moindres. En effet, après les 18 bébés saïmiris de l'été, cet automne a vu naître une petite femelle singe laineux, ou lagotriche (Lagothrix lagotricha) le 23 septembre dernier. Les naissances de singe laineux sont rarissime en captivité, et nous sommes très fiers de celle-ci qui est le troisième bébé de notre couple.
L'espèce, menacée dans son milieu naturel (l'ouest et le centre du bassin amazonien), ne compte que 26 individus en Europe. La Vallée des Singes de Romagne reste le seul zoo français à vous présenter cette espèce pourtant magnifique.

Quelques jours plus tard, le 26 septembre, c'est un bébé gélada qui voyait le jour. Il se pourrait bien que ce soit aussi une petite femelle, mais rien n'est encore sûr pour le moment. Selon les mères plus ou moins protectrice, il n'est pas toujours chose aisée de réussir à apercevoir le sexe d'un nouveau-né !

Et enfin, aujourd'hui même, c'est cette fois un petit mandrill qui est né. Là encore, les soigneuses animalières pensent avoir vu qu'il s'agit d'une petite femelle, mais sans pouvoir l'affirmer. Il faut dire qu'avec le froid qui fait son arrivée tardive mais brutale depuis quelques jours, la maman garde son bébé bien blotti, au chaud, contre son ventre.
Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 10:20

Juillet 1998 : Ouverture de la Vallée des Singes. A l'époque, le parc présente aux visiteurs un petit groupe de gorille (un mâle et trois femelles). Les femelles n'ayant jamais reproduit et le mâle étant "soit-disant" agressif, il y avait peu d'espoir de voir un jour naître un petit gorille dans la Vienne.

Et pourtant...
Le 27 septembre 1999 voyait le jour Badongo : un jeune mâle gorille d'à peine 2 kg.

 

27 septembre 2009 : Badongo a aujourd'hui 10 ans. C'est désormais un imposant dos noir, c'est-à-dire un mâle qui n'a pas encore développé la couleur argentée propre au pelage du dos des gorilles mâles. Badongo pèse sans doute, désormais, une centaine de kilos. Mais il lui en reste au moins autant à prendre puisqu'un dos argenté en pleine maturité pèse entre 200 et 300 kg !

La cohabitation avec son père commence à être parfois mouvementée. Plus Badongo grandit, et plus il cherche à jouir des mêmes privilèges que son père, mâle dominant du groupe. Mais ce dernier n'est pas prêt à céder. Les disputes ne sont pas violentes et font partie de l'éducation que doit recevoir un gorillon afin de se comporter correctement dans le futur.

Futur mâle reproducteur

Badongo est destiné à devenir un mâle reproducteur dans un avenir relativement proche. D'ici quelques années, il devrait quitter la Vallée des Singes pour aller vivre dans un autre parc animalier, rejoindre un groupe de femelles et devenir alors un des mâles les plus importants d'Europe pour le conservation de son espèce, le gorille de plaine de l'ouest (Gorilla gorilla gorilla). Une occasion de vous rappeler, d'ailleurs, que 2009 a été déclarée année internationale du Gorille par l'UNESCO, puisque les différentes espèces de gorilles sont toutes menacées de disparition, principalement à cause de la disparition de leur habitat : la forêt tropicale africaine.

Beaucoup d'autres bébés gorilles !

Depuis la naissance de Badongo, vous le savez, notre famille de gorilles n'a pas cessé de s'agrandir puisqu'elle compte aujourd'hui 12 membres : c'est le plus grand groupe de gorilles de France, un des plus grands d'Europe, puisque Badongo a vu naître 7 frères et soeurs !

Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 19:22

Après plusieurs années avec un succès mitigé en terme de reproduction, l'été 2009 est un bon crû. Pas moins de 18 bébés saïmiris à tête noire (Saimiri boliviensis peruviensis) ou singes-écureuils du Pérou, ont vu le jour cette année, ce qui fait la fierté et la joie de l'équipe de soigneurs et de la Direction.


Les années précédentes, le taux de fausses-couches était important pour cette espèce, puisque nous comptions même parfois jusqu'au deux tiers des gestations qui n'allaient pas à leur terme, ce qui est énorme. Mais cette année, ce n'est pas le cas. C'est beaucoup de travail recompensé à sa juste mesure.


C'est une très bonne nouvelle pour cette espèce qui n'est pas souvent présentée en parc zoologique. En effet, la plupart des singes-écureuils que vous pouvez voir dans les autres zoos européens ne sont pas de la même espèce.

Par La Vallée des Singes - Publié dans : Les singes
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